11/05/2008

Histoire d'écrire sur L'UOIF et sa 25ème rencontre

25 ans! Déjà, le temps passe vite. A une de ces vitesses! J'avais 4 ans lorsque l'UOIF a organisé pour la première fois "La rencontre annuelle des musulmans de France". Cela aura marqué toute une génération!

25 ans, et pas une ride! Toujours la même chose, conférences des savants du monde arabe et des petits prêcheurs français dans un espace bruyant et raisonnant, avec de larges écrans plats pour ceux qui sont au fond de la salle. Et puis, la foire, le bazar, le souk où se mêlent cuisine, épicerie, librairies,chiffons, et autre vêtements...

Le thème de cette année est "La famille, réalité et défi". Un choix plutôt judicieux, car comme tous les ans lors de cette occasion, des familles entières avec papa, maman, enfants et pour certain mamie et papie, font le déplacement de la France entière pour venir dormir dans un de ces grands entrepôts aménagés pour l'occasion.

Une ambiance hors du commun:les sacs de couchages éparpillés sur des tapis, entre les salles d'eau (pour faire la toilette et les ablutions) et la partie où les fidéles se serrent pour faire la prière. Tout ça, ça va durer jusqu'au dimanche 11 mai!

Mais cette année, j'ai décidé de ne pas faire comme les autres années. J'avais l'habitude d'y aller durant toute la période, soit 3 jours de folies complètes! A enchaïner foire, conférence, ablution, prière, manger, foire, conférence etc... Avec les cris des enfants, les discussions des adultes, impossible de suivre tranquillement  une conférence! Et puis le prix du billet d'entrée de cette année: 18 euros pffff... pas donné!

J'ai l'impression que nos amis de l'UOIF ne suivent pas l'actualité, en effet tout le monde sait que c'est la baisse du pouvoir d'achat en France! Si ça l'est pour tous les français, pour les musulmans alors... ça l'est d'autant plus! Non, non, je n'ai pas fait le déplacement aujourd'hui, ni les jours suivants! Même si j'habite à Paris!

Non, j'ai suivi tout ça par internet! Sur le sites des organisateurs :http://www.ramf-uoif.fr/ramf.2008/spip.php?rubrique2, l'UOIF a mis un lien intitulé uoif.tv. Les NTICs (Nouvelles technologies de l'information et de la communication) sont sensationelles, on peut tout vivre chez soi en étant tranquille! Enfin presque tout, parce que l'ambiance "folklo" n'y est pas. Et puis, ça n'a pas arrêté de couper!   

 Enfin de toutes les manières ce sont toujours les mêmes qui interviennent. Quoique j'aurai bien aimé suivre la conférence de Tariq Ramadan, cela faisait longtemps qu'il n'était pas intervenu à la rencontre. Oui, je crois bien que c'était depuis que Nicolas Sarkozy avait impliqué l'UOIF dans le processus d'élaboration de ce qui allait donné le CFCM (Le conseil français du culte musulman). Mais ça c'est une autre histoire... 

20/07/2005

Il y a des mots...

Il y a des mots qui touchent, qui frappent, qu'on ne saurait oublier... Des mots qui sont dits avec tant de convictions que notre coeur en est ébranlé. Des mots qui sont écrits et qui forment des histoires qui nous marquent à jamais.

"Le musulman est comme l'arbre fruitier, quand on lui lance une pierre, il lâche un bon fruit". Des mots dits, écrits ressentis. Quand les larmes coulent et que le coeur tressaille, la voie embrumée à demi sanglotante nous transporte dans l'allégresse de l'espoir de croire.

Cela fait un petit bout de temps que je n'ai pas écris sur mon blog. La vie s'écoule, des événements arrivent et nous distraient à oublier d'écrire, ou à ne plus trouver le temps. Enfin entre temps les événements autour de nous continue, et le temps ne s'arrête pas.

La terreur qui sévit en Iraq de manière quotidienne, tout comme en Palestine. Les attentats meurtrier à Londres, juste après sa nomination pour les JO 2012... L'Afrique, continent d'une richesse incalculable, et qui voit des milliers d'hommes et de femmes mourir chaque jour de faim, de soif... Rien de réjouissant et pourtant l'espoir ne doit pas disparaître.

"Pour que la caravane avance, il faut le mirage. Sans mirage, rien n'avance." Le mirage serait ce cet espoir qui nous anime et que l'on doit cultiver? Un espoir qui naît, qui vient de la foi? Serait ce seulement un mirage ou une réalité?

En tout cas sans cet espoir rien ne pourra avancer. Le tout c'est d'y croire... Avec une p'tite note d'espoir.

10/12/2004

La communauté musulmane, une communauté aux multiples fractures...

arton208.jpgL’incroyable essor du numérique fait que la communication ne cesse de prendre de multiples facettes. De la simple conversation physique entre deux personnes, on est passé à des conversations via différents canaux et supports de communication. Ces NTIC (Nouvelle Technologie de l’Information et de la Communication) sont d’une efficacité certaine pour celui ou celle qui n’ignore pas du moins l’existence de ces outils, et qui sait s’en servir.

De la fracture sociale à la fracture numérisée

Le développement technique est tel que nous vivons dans une nouvelle ère, celle qu’on baptise l’ « ère du numérique ». Elle suscite passion mais aussi méfiance. En effet, depuis quelque temps, un nouveau terme empli le discours politique et vient directement se greffer aux préoccupations sociales : « la fracture numérique ». « La fracture sociale », terme qu’on ne définit plus, a été et continu à être un des enjeux centraux de toutes campagnes électorales. Nous ressentons, un lien plus qu’étroit entre ces deux domaines : le social, et le numérique. Plus généralement, sur l’échelle international, la montée du numérique agrandit le fossé du développement économique et social entre le Nord et le Sud. Le mot fracture, d’ailleurs, n’est certainement pas innocent. Fracture, connote une rupture entre deux entités avec violence, avec effort. Selon, le Petit Robert, « Fracture Sociale » est « la séparation sociale et économique profonde entre les nantis et les exclus. ‘Tous à droite comme à gauche, ont dénoncé la fracture sociale, stigmatisé l’inégalité.’ Nouvel Obs 1995. »
Donc le risque de cette merveilleuse technologie, est qu’elle conforte voire amplifie la fracture sociale.

La discrimination fracture

Mais un autre phénomène continue à creuser ce fossé social entre les nantis et les exclus. C’est la discrimination « raciale » (bien que le concept de race est scientifiquement caduque !) qui s’inscrit, s’intègre au cœur de la discrimination sociale. L’affaire du voile à l’école et tous les débats et polémiques qui s’y sont rapportés, la discrimination à l’embauche, la montée des communautarismes, la dénonciation de certains qui craignent l’islamisation de la France, sont autant de notions et de faits qui font la une des journaux et qui s’emparent ainsi d’une frénésie médiatique. Une incompréhension des uns et des autres, alimenté par un malaise social latent et continu, est révélateur d’un racisme qui se voit justifier par des événements tragiques. Nous pensons naturellement à la fameuse date du 11 septembre 2001 et du 11 mars 2004. L’amalgame entre l’islam et le terrorisme, par les média mais aussi par les politiques, ne font que jeter de l’huile sur le feu sur une fracture sociale déjà bien fracturée. Une étude réalisé par le Pr J-F Amadieu confirme l’ampleur des discriminations à l’embauche, surtout à l’égard des personnes d’origine maghrébine, des handicapés et des quinquagénaires. Discrimination que l’on voit justifier par cette peur des citoyens français de la composante musulmane pourtant française elle aussi.

La ghéttoïsation par les cités

Ce jeu d’amalgame accroît cette fracture sociale par le chômage, et la précarité, et forcément les cités sont directement concernés. Il est intéressant de comprendre dans quel contexte les quartiers contenant les cités HLM ont été construits. Dans les années 50, l’arrivée des cités HLM a suscité beaucoup d’enthousiasme de la part des travailleurs immigrés, qui vivaient avec leur famille dans des bidonvilles. C’était la découverte, du chauffage collectif en hiver, de l’électricité… d’un certain confort jusque là inconnu dans les bidonvilles. Seulement, aujourd’hui, nous nous rendons compte de la limite de cette solution « HLM » . Si elle a permit d’augmenter un certains confort, elle a continué néanmoins à les marginaliser. Forcément, des gens issu d’un même pays, ou d’une même région se sont retrouvés dans un même endroit, « parqué dans des cités HLM ». Et qui connaissent les mêmes problèmes. Tous issu de la classe ouvrière, emploi précaire, peu payé pour un dur labeur.

L’ensemble de ces problèmes font que nous avons au départ une population, qui à la base, est fragilisée par son conditionnement et son histoire. Le repli sur soi, sur sa communauté est facilité par l’ensemble des difficulté sociales que sont l’ensemble des discriminations sociales et raciales.