Daoud Roches

A propos… De qui ? De moi ? Du titre ? Du slogan ? De tout ? Et bien allons-y ! Qui suis-je ? Je continue encore à le découvrir, tout ce que je sais c’est que je pense donc je suis ! Je suis un terrien parmi tant d’autres, un citoyen parmi tant d’autre ! Au cours d’un concert, pour la Palestine, Dieu m’a donné la chance de rencontrer un homme. Un homme athée (curieux, non ?), d’origine juive. C’était Edgar Morin. Un sacré monument de la pensée contemporaine. Bref, ce type m’a pas mal éclairé sur ce que j’étais finalement! Je lui avais posé la question, « qu’est ce qui vous anime, vous qui êtes d’origine juive, dans ce combat pour la Palestine ? » Une question, bizarre, vous me direz. Mais j’avais envie de savoir ce qui se cachait derrière cet homme. Il m’avait répondu, « Si vous définissez le juif par rapport à une religion, je n’ai pas cette religion. Par rapport à un peuple qui est le peuple juif, me concernant, je relève du peuple français et puis même j’ai un esprit je dirai internationaliste, ou citoyen du monde. Et si je me définis par rapport à une nation et bien la nation dont je suis ressortissant c’est la France et ce n’est pas Israël. ». Quelle belle expression, « citoyen du monde » ! Bien, que ce terme existe depuis un certains temps, maintenant, je dois avouer qu’ Edgar Morin me l’a marqué au fer rouge dans ma p’tit tête. Cette jolie expression, résume parfaitement le sens de son combat qui définis sa personne, ses idées, son travail… Profondément croyant, j’ai découvert cet homme athée qui m’apprenait, mine de rien, ce que j’étais. Citoyen du monde. C’est magnifique, cette leçon de foi donnée par un athée, non ? Nous sommes tous issu, non pas d’une mère patrie, mais d’une mère humaine. La terre est peuplée d’une espèce dotée d’une raison (en théorie) qui défini l’humanité. Les découvertes scientifiques ont rendu caduque la notion de « race ». En effet, il n’y a qu’une seule race humaine, ce sont les humains. Pas de différence, mais que de différences ! Non pas entre les peuples, mais entre tous les individus ! Nous sommes tous unique. Vivre en société, c’est accepter la différence culturelle et individuelle. Il faut donc penser universel pour conserver la pluralité. C’est un beau challenge, non ? Mais ce n’est pas seulement un challenge, je dirais que c’est aussi le secret de la paix, de la richesse, de l’épanouissement… Pour résumer, nous sommes tous différents, tous unique. Nous devons accepter nos différences pour vivre ensemble, et pour ce faire, nous devons penser universel. Nous sommes pluriels, et nous vivons sur une seule planète, issue d’une même race, la race humaine. Etre citoyen du monde, ça implique tout ça. C’est pour ça que je me découvre, chaque jour, et que j’essaye tant bien que mal, d’évoluer, de cheminer vers Dieu, vers moi. Et cette fameuse rencontre, avec Edgar Morin, m’a fait comprendre que mieux connaître la pluralité, c’est au final se rapprocher de l’Unique. Car l’Unique nous a fait pluriel. Après chaque prière, « Salat », savez vous ce que dit le croyant musulman ? Et, bien, "Ô Seigneur, Tu es la paix et de Toi procède la paix, A toi la bénédiction, Ô Toi plein de Majesté et de Mugnificence». La paix procède donc de l’Unique, créateur de l’universel. Penser l’universel, c’est penser la paix. Oulah ! Et les athées, dans cet universel, vous me direz ? Et bien, n’ayez crainte, ce n’est que mon regard de croyant, et mon regard de croyant me dit que les athées sont dans cet universel. De toutes les manières il n’y a pas le choix, sinon, il n’y aurait pas d’universel ! Et puis, Edgar Morin est athée et c’est un citoyen du monde. Je pense comme lui, sur la manière d’être. Là où je pense différemment, c’est l’origine de cette universalité. C’est tout. C’est une question métaphysique, philosophique. Après tout chacun est libre de ses pensées, du moment qu’elle soit universelle ! Et puis, penser universel, ça ne veut pas dire penser pareil ! Y a de quoi s’embrouiller, je vous l’admet. Et je m’y perds parfois… M’enfin je m’y retrouve aussi. Je vous rassure. Cette petite pensée vous explique, pourquoi j’ai intitulé mon blog « Pensées ». Non pas par prétention, mais tout simplement par le fait, que je me pense, et que j’ai l’intention d’y mettre des réflexions que je mène actuellement. Je sais que je ne suis pas une lumière, c’est pour cela que j’écris sans aucune prétention. Médiocrement, je m’exprime et je me découvre et je pense comme tout le monde pense… Et pourquoi, « il n’y a pas d’identité sans mémoire » comme slogan ? Tout le monde n’est pas sans savoir, le rôle prédominant de l’écriture dans nos sociétés actuelles. Ces traces du passées qui nous disent au finale qui nous sommes au présent. Notre histoire, notre mémoire, est essentielle pour la construction de notre identité universelle. Ne pas oublier les erreurs du passée, pour ne pas les reproduire aujourd’hui ni demain d’ailleurs. Mais ne pas oublier non plus les bonnes choses du passée, pour les améliorer aujourd’hui et demain. L’histoire des individus, aussi unique qu’elle soit pour tout à chacun, est aussi l’histoire des peuples. Et l’histoire des peuples, aussi différents qu’elle soit entre peuple, est aussi l’histoire de l’humanité. En conclusion, je dirai que nous sommes tous uniques dans un monde universel. Nous avons tous une histoire différente qui s’inscrit dans une histoire commune. De l’unicité découle la pluralité.